dissabte, 5 de setembre de 2015

Homenaje al periodista Pablo Suero en 1936, sentado junto a María Teresa León. Lo rodean felices con el puño en alto Alberti, Lorca, Aleixandre y Altolaguirre, entre otros.


https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10207797397876789&set=a.2290161017382.2140063.1349692272&type=1&theater

Todavía aparecen inéditos maravillosos. El último es esta foto en el Madrid de 1936, poco antes de la guerra. Fue un homenaje al periodista Pablo Suero, sentado junto a María Teresa León. Lo rodean felices con el puño en alto Rafael Alberti, Federico García Lorca, Vicente Aleixandre y Manuel Altolaguirre, entre otros. Es pura emoción. La imagen aparece en la nueva y fascinante edición de España levanta el puño.







Guadalajara ya no tendrá calles dedicadas a golpistas


http://www.eldiario.es/clm/Guadalajara-calles-dedicadas-golpistas_0_427657472.html


Ahora Guadalajara consigue sacar adelante una moción en el Ayuntamiento, gobernado por el PP, gracias al apoyo de PSOE y a la abstención de Ciudadanos.
El Foro por la Memoria celebra el resultado de "años de lucha" y acusa al PP de mantenerse en su "caverna".
Ayuntamiento de Guadalajara / Foto: guadalajara.es
Ayuntamiento de Guadalajara / Foto: guadalajara.es
En pleno debate por las calles de numerosos municipios españoles que aún mantienen denominaciones dedicadas a personas vinculadas con la sublevación militar y la dictadura, el Grupo Municipal de Ahora Guadalajara se ha anotado un tanto en favor de la memoria histórica y ha conseguido el apoyo del pleno municipal para que estas placas desaparezcan de la ciudad. Para ello, ha contado con el apoyo del PSOE y la abstención de Ciudadanos. El PP, que gobierna en la ciudad en minoría, ha votado en contra. Se trata de la segunda votación que pierde el alcalde, Antonio Román, después de que también se haya aprobado una moción que le obliga a restituir ayudas para material escolar.
“Durante la transición se retiraron los nombres de las calles a los personajes más significativos de la dictadura, retomando sus denominaciones anteriores y por las que eran popularmente conocidas, sin embargo todavía hasta hoy permanecen en nuestro callejero nombres vinculados con la sublevación militar y con la dictadura, contraviniendo la Ley de Memoria Histórica”, explica José Morales, portavoz del Grupo Municipal de Ahora Guadalajara.
Por ello, desde Ahora Guadalajara han mostrado su satisfacción por esta decisión, 40 años después de la muerte del dictador Francisco Franco, y tras diversos intentos realizados en anteriores legislaturas por los representantes de IU, y que "siempre se habían topado con la oposición del Partido Popular". “Es evidente que la pérdida de la mayoría absoluta está suponiendo algunos cambios en este ayuntamiento y haber sacado adelante esta moción a pesar de la negativa del Equipo de Gobierno es una claro síntoma”, señalan.
Además de la eliminación de las denominaciones de Capitán Boixareu Rivera, General Moscardó Guzmán, Hermanos Ros Emperador, Gutiérrez Orejón, Fernando Palanca, y Plaza de los Caídos, la moción aprobada incluye realizar una consulta a través de asociaciones, colectivos y partidos políticos, para elegir las nuevas denominaciones y la colaboración del Ayuntamiento para facilitar los posibles trámites administrativos que puedan necesitar a los vecinos de las calles afectadas.
La celebración por esta decisión no se ha hecho esperar. El Foro por la Memoria de Guadalajara ha resaltado "la larga lucha de compañeros que no están" por conseguir que los nombres de estas calles fueran retiradas. "Nosotros hemos seguido su camino hasta hoy y no ha sido fácil", destacan, mostrando su "respeto y agradecimiento a los compañeros concejales de Ahora Guadalajara que se han mantenido firmes", a los concejales de PSOE por haber votado a favor y a Ciudadanos por haber propiciado su aprobación mediante la abstención. Frente a ello, han acusado al PP de mantenerse en su "caverna".
"El PP sigue impidiendo que se ponga una placa con los nombres de los centenares de asesinados en la fosa común del cementerio de la ciudad. No tienen vergüenza, pero esta situación indecente no puede durar mucho más. Cada día hay más personas que se dan cuenta de que las injusticias del presente están relacionadas con la impunidad del franquismo que persiste hasta el día de hoy", concluyen.

Communiqué d'ASEREF. Migrants de 2015 et réfugiés de 1939, quelles leçons de l'Histoire?



Communiqué d'ASEREF 
Association pour le Souvenir de l'Exil Républicain Espagnol en France
contact 06 62 76 70 31

Nous déclarons l'état d'urgence solidaire et humanitaire
Migrants de 2015 et réfugiés de 1939, quelles leçons de l'Histoire?


Le drame actuel de l'exil de milliers de migrants fuyant la guerre n'est pas sans rappeler celui de l'exil des républicains espagnols en 1939.


A 76 ans de distance le drame humain qui se déroule sous nos yeux a bien des similitudes avec ce qui s'est passé à la fin de la guerre d'Espagne.


Les longues files de réfugiés qui quittent leur pays aujourd'hui, le font pour des raisons évidentes. Les pays qui sont sensés les accueillir mais qui tergiversent, portent une responsabilité au regard de cet exode. Responsabilité, car ces pays sont souvent d'ex puissances coloniales comme la France qui poursuivent sous d'autres formes leur présence en Afrique et entendent encore peser sur les destinées de ce continent pour le plus grand profit des bétonneurs et des vendeurs d'armes...


En février 1939 les centaines de milliers de réfugiés espagnols civils et militaires qui traversaient les pyrénées quittaient l'ESpagne vaincue par le fascisme. Franco aidé par Hitler et Mussolini et bénéficiant de la neutralité complice de la France et de l'Angleterre notamment, l'Espagne basculait de l'horreur de la guerre à la terreur de la dictature pour les 36 années qui suivirent.


Aujourd'hui en Espagne les crimes du franquisme jouissent d'une totale impunité. Crimes contre l'Humanité, génocide méthodiquement et implacablement appliqué. Des dizaines demilliers de répubicains espagnols ont été assassinés pendant la dictature et gisent encore dans des fosses et des fossés, des dizaines de milliers ont été emprisonnés et torturés, hommes et femmes. Pendant ce temps là la France et d'autres pays "démocratiques" ont détourné leur regard et fait preuve d'une grande lâcheté, tout comme en 1936 alors qu'il fallait aider la République espagnole prise d'assault par le fascisme international. Pendant les années de la dictature les Etats-Unis, business is business, ont pu tranquillement installer des base militaires en Espagne et De Gaulle s'est même fendu d'un voyage pour rencontrer Franco...


Pourquoi évoquer aujourd'hui ces événements qui remontent à plusieurs décennies? Tout simplement parce que les mêmes causes produisent les mêmes effets même si l'on dit que l'histoire ne se répète pas.


Tout simplement parce que la soumission des gouvernements européeens et de celui des Etas Unis au monde de la finance produit ce nouveau désastre humanitaire et que par bien des aspects cette soumission nous ramène aux années trente où certains gouvernements semblaient préférer Hitler au Front populaire. Aujourd'hui la dictature de la finance conduit à agresser les peuples et à les jeter hors de leurs pays.


Pourquoi évoquer 1939, parce qu'en février de cette année là la France de la Troisième République créait des camps de concentrations sur les plages françaises puis par la suite des dizaines d'autres sur l'ensemble du territoire.


La France qui dans un premier temps refusait d'ouvrir la frontière aux réfugiés espagnols devait finalement laisser entrer les centaines de milliers de républicains espagnols grâce aux protestations des syndicats et partis de gauche ainsi qu'à l'action efficace du secours populaire français.


Une partie du peuple français s'est levée pour que les républicains espagnols soient accueillis dignement, des mairies ont acceptées dans beaucoup de villes et villages de France d'héberger et d'aider ces réfugiés. Pourtant la presse de droite et d'extrême droite titrait alors notamment "les hordes marxistes déferlent sur le Roussillon".


Une certaine France xénophobe faisait entendre sa voix et le gouvernement de centre gauche présidé par le radical Edouard Daladier (ex ministre du Front populaire) cédait aux pressions de cette droite et extrême droite en enfermant les républicains espagnols dans des camps de concentration, comme à Argelès sur mer où l'univers concentrationnaire se situait entre mer et barbelés.


Plusieurs milliers d'espagnols sont morts sur les plages françaises, d'autres ont été renvoyés à Franco par convois SNCF entiers. ILs ont été pour la plupart fusillé dès leur arrivée ou emprisonnés et torturés.


Il est bon de rappeler cet exil républicain espagnol de 1939, de rappeler aussi que ces dizaines de milliers d'espagnols ont fait leur vie en France, qu'ils ont participé aux combats de la résistance pour libérer le pays, qu'ils ont aidé à reconstruire le pays après la seconde guerre mondiale, ces étrangers indésirables ont eu des enfants et petits enfants qui aujourd'hui par centaines de milliers contribuent au développement et à l'essor économique, culturel et sportif de la France. Regardez dans les annuaires téléphoniques le nombre de Garcia, Sanchez, Ruiz, Martinez, Fernandez, Lopez et autres Gomez... 


Aujourd'hui en 2015 le gouvernement hésite à laisser entrer ces réfugiés pour des raisons de bas calculs électoraux, parce que les français majoritairement refuseraient cet asile...


L'association pour le souvenir de l'exil républicain epagnol en France demande au gouvernement de la France qu'il prenne ses responsabilités pour mettre en oeuvre un plan humanbitaire et solidaire d'accueil des réfugiés victimes des guerres.
Pour notre part nous soutiendrons toute initiative qui ira dans le sens d'un accueil digne et humain. Nous descendants des républicains espagnols dont les parents ont lutté pour un monde de paix, de justice et de liberté déclarons l'état d'urgence solidaire et humanitaire.


Eloi Martinez
Président de l'association pour le souvenir de l'exil républicain espagnol en France
ASEREF

Memoria, lucha y exilio: una "Trilogía republicana" española en el Centro Catalán de Buenos Aires.

http://www.aguasdigital.com/tendencias/leer.php?idnota=11071078&efenew=1



Un ensayo de la obra "Trilogía Republicana" en el teatro del Centro Catalán en Buenos Aires (Argentina). EFE

04/09/2015 09:10 (-6 GTM)
Buenos Aires, 4 sep (EFE).- La memoria histórica, la lucha de las mujeres y el exilio forman una "Trilogía Republicana" con la que las directoras y actrices españolas Susana Hornos y Zaida Rico suben este mes a los escenarios de Buenos Aires, acompañadas de otras tres compatriotas.
"Esta trilogía es nuestra bandera, digamos que las tres obras giran alrededor de cuestiones que sentimos que se derivaron de la Segunda República" (española), dijo a Efe Rico, en el teatro Margarita Xirgu de la capital argentina, donde el pasado martes se despidieron de "Granos de uva en el paladar" y el próximo 22 de septiembre estrenarán "Auroras", la última de las tres piezas.
Cada montaje escénico responde a uno de los colores de la bandera republicana española -el rojo en "Granos de uva en el paladar", el amarillo en "Pinedas tejen lirios" y el morado en "Auroras"-, que a su vez actúa como un símbolo que une a los tres, ya sea como pieza bordada por Mariana Pineda o en forma de comidas tricolor ofrecidas a un franquista.
La semilla de este proyecto teatral, que se remonta a 2010, fueron varios cuentos escritos por Hornos en homenaje a su abuela, de los que nació "Granos de uva en el paladar".
Es un alegato a favor de cuidar la memoria de los pueblos a través de vivencias de personajes desconocidos por los libros de historia, como Miguel, un joven de 17 años, que se despierta en una fosa común 75 años después de haber sido fusilado en la Guerra Civil y se pregunta por qué nadie lo buscó en este tiempo.
Las otras dos obras surgieron más tarde, a partir de las decenas de recuerdos que los espectadores se acercaron a compartir con las directoras a las puertas de los teatros donde se ha representado.
"Nos ha pasado tanto en España como en Argentina. Salimos y la gente tiene necesidad de compartirnos sus historias, de contarnos su historia, da igual que su historia tenga que ver con la historia de España, con la historia de argentina o la chilena, por desgracia todo estos países compartimos dictaduras", expresó Rico.
Pese a hundir sus raíces en la década de los 30, toda la trilogía "tiene un presente muy contundente", destaca Rico al mencionar la historia sobre violencia machista de "Pinedas tejen lirios", que "ocurre en cualquier lugar del hoy", y el drama del exilio sobre el que gira "Auroras", que se repite estos días con los refugiados sirios, "un tema que nos atraviesa como sociedad".
Según Hornos, optaron por retratar el exilio desde el punto de vista de los niños "porque son esa parte inocente, esa parte no política" que debe aceptar la decisión de sus padres cuando le colocan delante de un barco y le dicen: "te tienes que ir".
"Para nosotras significaba dar una visión de la niñez, de la alegría, de la esperanza, porque casi todos esos niños que vivieron en el exilio, aunque fue tremendo lo que vivieron -como ahora está pasando en Siria- se rehacen, siguen y siguen... y esa fuerza de los niños era vital para la historia", continúa la codirectora.
Además de Rico y Hornos, el elenco de la compañía Trinchera Teatral se completa con las españolas Clara Díaz, Maday Méndez y Ana Noguera.
Con cinco mujeres sobre las tablas, cobra también especial protagonismo la representación de la lucha femenina, ya sea desde las cárceles franquistas, la resistencia a la dictadura argentina o pidiendo justicia por su hijo en la ciudad mexicana de Ciudad Juárez.
Transcurridos cinco años desde que se embarcaron en esta aventura teatral, Hornos siente que el homenaje que quiso rendir a su abuela con los cuentos, ahora que ya no está, se ha convertido en "un gran homenaje en estas historias de vida tan anónimas" y "de alguna forma en estas vidas está ella también, están los abuelos y todo lo que pasó".

Por Mar Centenera

García Lorca, la muerte fue en la madrugada del 17, según el expediente de Montes Varela.


http://www.granadahoy.com/article/granada/2087232/garcia/lorca/la/muerte/fue/la/madrugada.html


El expediente de Montes Varela, el hombre que se negó a matar a detenidos, revela la fecha del asesinato El falangista jefe de la escuadra en Víznar se enfrentó a Nestares en la noche del crimen
JUAN LUIS TAPIA | ACTUALIZADO 09.08.2015 - 01:00
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UNA nonagenaria Angelina Cordobilla, criada de la familia García Lorca, enferma y senil, postrada en la cama de su humilde casa en la barriada de la Virgencica, en Maracena, relataba a varios investigadores del asesinato del poeta, que durante dos días, tras la detención de su 'señorito', le había llevado un termo de café y comida al Gobierno Civil, donde se encontraba retenido. Este testimonio trufado de confusiones y desmemoria fue dado por válido, lo que marcó como posibles fechas del crimen del poeta varios días posteriores a su detención el día 16 de agosto de 1936 en casa de los Rosales. Las entrevistas y testimonios recogidos por el periodista Eduardo Molina Fajardo, falangista y director del desaparecido diario Patria, la mayoría de personas vinculadas o próximas al asesinato y sus circunstancias, señalaron la madrugada del 17 de agosto como la fecha de la muerte del poeta. No se vaciló en la decisión. Lorca fue detenido, conducido al Gobierno Civil y desde allí a Víznar, a las Colonias, la antesala de la muerte, y en la madrugada una escuadra de guardias de asalto reclutados por el capitán Nestares le dio muerte. Esta fecha está confirmada por testigos directos de los hechos y por los datos que aparecen en los expedientes oficiales de algunos de ellos. A las confirmaciones existentes hasta ahora se le une una más, que contiene el relato del enfrentamiento entre los falangistas y otras fuerzas armadas del alzamiento.

Molina Fajardo recogió en su libro póstumo Los últimos días de Federico García Lorca el testimonio de un falangista 'pata negra', de Antonio Montes Varela, quien se había afiliado al partido de José Antonio Primo de Rivera en 1934, cuando apenas había más de un centenar de militantes en Granada. Era el jefe de la octava sección de las milicias de Falange que se encontraba en Víznar en la noche del asesinato del poeta. El investigador Miguel Caballero ha tenido acceso al expediente de este destacado falangista, quien en el año 1969, cuando fue entrevistado por Molina Fajardo, era jefe de la Asesoría Jurídica de la Delegación de Sindicatos. Los documentos que aporta Caballero vienen a confirmar lo que relató a Molina Fajardo, pero también señalan y fijan la confesión de Pedro Cuesta Hernández, el hombre que custodió a Lorca en la noche de su muerte durante su 'espera' en la Colonia de Víznar, y del que no existe un expediente tan detallado dada su condición de simple milicia de Falange. Montes Varela era por aquel entonces un joven de 24 años, de 1,62 metros de estatura, pelo castaño, ojos melados, nariz aguileña, barba y boca regular, moreno de piel, y con la peculiaridad de tener un dedo pulgar partido, según indica su ficha de filiación a las milicias nada más producirse el alzamiento militar, el 20 de julio de 1936. Nada hacía dudar de su lealtad a la llamada 'cruzada', a la sublevación, desde sus inicios. Aquella noche del 16 de agosto y en la madrugada del 17 se produjo su enfrentamiento con el capitán José Nestares, al frente del puesto de Víznar y responsable de las ejecuciones. El mismo Montes Varela relató a Molina Fajardo lo sucedido: "Todos los fusilamientos realizados allí fueron hechos por los guardias de Asalto. Otros no controlados por Víznar los llevaba a cabo la 'escuadra negra', que, por cierto, fue Narciso Perales quien terminó con ella. Nestares me ordenó en cierto momento que fuera con un piquete de las fuerzas de Falange a fusilar. Yo me negué. Nosotros éramos voluntarios, pero nuestra misión no era esa. Sería tal vez las de las fuerza de Orden Público, pero no la nuestra. Éramos voluntarios solo para luchar en el frente. Nestares me dijo entonces que aquella actitud mía era deserción y que no conocía las órdenes militares. Al seguir con mi negativa, me dijo que daba parte a la superioridad. Y yo le contesté que hiciera lo que quisiera, que yo me marchaba. No lo creía. Me dijo: "¡Cómo!, ¿qué te vas del frente?". A lo que le contesté: "¡Sí! ¡Qué cojo los dos camiones y nos vamos!". Y así lo hicimos. Nos subimos a los dos camiones y nos fuimos a la Cuesta de los Cabezas, en Albolote. Allí me encontré a Pepe León Arcas. Nestares dio parte de mí y García González, del Estado Mayor, me llamó y me dijo que en buen lío me había metido. Le expliqué el porqué de mi reacción y me contestó diciendo que había hecho bien, siendo vosotros voluntarios". Todos los hombres de Montes Varela, los de la octava escuadra de Falange, estuvieron de acuerdo con su jefe y decidieron marcharse de Víznar antes de verse obligados por Nestares a asesinar a prisioneros. La documentación existente revela que así fue y en el expediente de Montes Varela queda registrado cómo el 17 de agosto abandonaron el puesto de Víznar para dirigirse al frente. "Destacado en Víznar hasta el 16 de agosto de 1936. El día 17 de agosto, al mando de una sección de Falange tomó parte con el capitán de Asalto Sr. Álvarez en el reconocimiento de la zona comprendida entre Padul y Sierra de Jayena", señala el expediente.

El incidente del responsable falangista en Víznar tuvo sus consecuencias para el capitán Nestares, que fue relevado del mando por el teniente de la Legión Morillas. Los documentos confirman una vez más la fecha del 17, pues este legionario ocupa el puesto de un Nestares sancionado, luego los hechos no pudieron acontecer en una fecha posterior ya que no habría estado allí el capitán. Montes Varela le relató a Molina Fajardo el cese de Nestares al mando ante la llegada del legionario: "Morillas, que era teniente de la Legión y que más tarde se volvió loco, ahorcándose en la prisión de Jaén, llegó con una orden cesando a Nestares". El capitán no se dio por convencido y se dirigió a Granada, a la Jefatura del Movimiento, de donde salió maldiciendo a Morillas y a Montes Varela. Finalmente fue cesado durante unos días al mando de Víznar, concretamente hasta el día 20 de agosto. Este dato confirma nuevamente como única fecha del asesinato del poeta la madrugada del día 17 de agosto. El dato también queda confirmado por la Hoja de Servicios del teniente Morillas: "El 18 (agosto) también por orden del Excmo señor Gobernador Militar de Granada, se hizo cargo del mando del sector de Víznar-Cogollos, relevando al capitán Nestares; el 20, y por orden de dicha superior autoridad, hizo entrega de nuevo al capitán Nestares del sector Víznar-Cogollos, quedando a las órdenes de dicho capitán".

Pedro Cuesta Hernández se encontraba a las órdenes de Montes Varela, tal y como confesó a Molina Fajardo, un testimonio en el que le relató la custodia del poeta en la antesala de la muerte. Este miliciano falangista encargado de la vigilancia de los prisioneros no pudo estar en aquel puesto los días 18 al 20, en los que algunos investigadores situaban la fecha del asesinato, y es que Cuesta estaba en el frente junto a su jefe de escuadra, la número ocho. A estas pruebas documentales se suman también otros muchos testimonios, la mayoría de implicados directos en el asesinato que confirman, una vez más, la madrugada del 17 de agosto como la fecha de la muerte del poeta.

Miguel Caballero echa por tierra el relato de Angelina Cordobilla, "era una mujer senil, enferma, que confundía las fechas. Posiblemente fuera algunos días al Gobierno Civil, pero el termo y la comida nunca llegaron a las manos de García Lorca". El hijo del comandante Valdés, máximo responsable del alzamiento en aquellos días, confesó a Molina Fajardo que era imposible entrar en aquel edificio y que incluso se le impedía la entrada a los más allegados e incluso a los familiares, así que era poco probable que Angelina accediera al puesto de mando de los sublevados. "Seguro que la comida se la quedaron los vigilantes y le dieron buen fin", asegura Caballero. El dato escrito, los expedientes, los documentos, los papeles de los protagonistas de aquellos hechos relacionados con la muerte de García Lorca certifican que fue asesinado en la madrugada del 17 de agosto. Los papeles hablan y finalmente rompen el silencio.

Rafael Alberti: el pintor, el poeta


http://www.siempre.com.mx/2015/09/rafael-alberti-el-pintor-el-poeta/


Miguel Ángel Muñoz
Rafael Alberti (Puerto de Santa María, Cádiz, 1902-1999), ya es de sobra sabido, comenzó su carrera artística como pintor. Luego descubrió que era “también” poeta, y se dedicó a la lírica con más tiempo. Pero la pintura, jamás olvidada por él, en los años recientes ha vuelto a ocupar un lugar importante en el conjunto de su trayectoria. Me contaba el poeta José Hierro que la primera vocación de Rafael Alberti “fue la pintura, patente ya en sus primeros años cuando en El Puerto de Santa María dibujaba los barcos que hasta allí llegaban”. Cuando llegó con su familia a Madrid, en 1917, su intención era la de estudiar dibujo y pintura. Más tarde se referiría en sus versos a lo que sentía en aquellos momentos: “Mil novecientos diecisiete./ Mi adolescencia: la locura/ por una caja de pintura,/ un lienzo en blanco, un caballete”. La nostalgia de la bahía de Cádiz y la tristeza tras la muerte de su padre, le llevaron a refugiarse en la poesía y dejar la pintura en un segundo plano, por un tiempo corto. A partir de ese momento, iría introduciéndose en la Residencia de Estudiantes, donde se relacionaría con los poetas de la Generación del 27: Dámaso Alonso, García Lorca, Gerardo Diego y Vicente Aleixandre.
Esa pasión por la pintura que Alberti comparte con escritores geniales como Guillaume Apollinaire, Jean Cocteau, Max Jacob, Federico García Lorca, John Berger, José Hierro, Gunter Grass, escritores que convergen en paralelo con la pintura, y, también, con pintores extraordinarios que escribieron páginas deslumbrantes como Malévich, Salvador Dalí, Albert Ráfols- Casamada, Antoni Tápies, Antonio Saura, Balthus. Alberti construyó su trayectoria pictórica- poética en un mismo lenguaje. Su pasión por la pintura la descubre muy temprano en el Museo del Prado, donde se encuentra con algunos de los que serán sus maestros: Tiziano, Veronés, Rafael, Murillo, Fray Angélico, Velázquez, Zurbarán y Goya. Años más tarde desde su exilio en Argentina escribe uno de sus libros más importantes A la Pintura.Poema del color y la línea (1945-1976), dedicado a Picasso. Poemario en el que la palabra sustituye a la pincelada, en unos casos fluida y ondulante, en otros contorsionada y llena de violentos contrastes; reflejados en cincuenta y siete composiciones que integran un todo armónico imbuido de la presencia de efectos cromáticos, de la luz que ilumina los paisajes, del interés por las formas, la línea y el color, precedido por un tríptico en el que la impresión que causó al joven Alberti la primera visita al Museo del Prado.
“De ti me guardo un ojo en el incendio.
A ti te dentelleo la cabeza.
Te hago crujir los húmeros. Te sorbo
el caracol que te hurga en una oreja.
A ti te entierro solamente
en el barro las piernas.
Una pierna.
Otra pierna.
Golpea”.
En este poema, nos adentra de pronto, en el mundo de Goya, en el corazón de su pintura, en el centro mágico de cada trazo, en ese mundo visible e invisible, que rodea a los cuadros del pintor aragonés. Poema de la exaltación de la pintura, que canta no sólo su admiración, sino la pasión que le genera descubrirse maravillado. La belleza interpretada a partir de la mirada del poeta, en efecto, de sus impresiones subjetivas sobre las cosas. Una revolución estética en toda regla.
En 1920 el pintor español Daniel Vázquez Díaz, le animó en su vocación y, por indicación suya, expuso algunos cuadros en el primer Salón de Nacional Otoño de Madrid. “En estos últimos meses —escribía enDiario de un día— no me levanto ya para escribir, sino —¡quién lo diría, oh, heroicos madrugones de los tenaces dieciocho años!— para pintar […] Mi primera y avasalladora vocación me llama hoy, al cabo de casi treinta años dormida, con persistencia de la que comienzo a tener miedo”.
En Argentina no deja de pintar, grabar, ilustrar libros y realiza numerosos dibujos, de modo que se justifica que, en 1962, poco antes de su regreso a Europa, la Asociación de Artistas Plásticos Argentinos le rinde un homenaje, y que ya en Roma, la Sociedad de Grabadores de Italia le nombre miembro de honor. En 1964, presenta X Sonetos romanos, aguafuertes y grabados en plomo, con los que obtiene el primer premio de grabado en la V Rasegna d’Arte Figurativo di Roma, en 1966. Durante su estancia en la italiana desarrolla con mayor intensidad su creación pictórica, sobre todo en el grabado, el dibujo en color y la caligrafía de sus versos (“Yo soy —decía Alberti— un pintor chino que caligrafía sus versos”). De las numerosas carpetas de grabados realizadas en Italia cabe destacar X sonetos romanos (1964), Los ojos de Picasso (1966), que se expone en la Galleria Il Segno, de Roma; Corrida (1970), donde deja ver su visión de la fiesta de los toros e interpreta todas las suertes del toreo; y El lirismo del alfabeto (1970), que consta de veintiséis serigrafías en color y otras tantas en blanco y negro. Quizás esta serie le representa mejor en esta vertiente de su arte. Sus dibujos son un texto que el artista escribe en versos de colores, en líneas vibrantes y cálidas. Un arte que nace de la realidad, pero que es plástico antes que nada; un arte de síntesis que busca la simplicidad de la línea. Su clasicismo es de raíz mediterránea —con cierta influencia de Picasso y Joan Miró—, pero universal.
Los libros que resultan de la colaboración de los dos Alberti: el poeta —con textos propios o ajenos— y el pintor poseen una unidad que convierte a una ilustración en algo tan importante como el texto mismo; que convierte al texto en un gozo para los ojos, y al dibujo en un placer para saber escucharlo. “He aquí, en este poeta —decía José Hierro— tan consciente de su tiempo, una supervivencia —presente vivo, no anacronismo— de aquella actitud desenfadada y juvenil que ha caracterizado a los poetas del 27”. Aventura que se refleja con voz personal e inconfundible no sólo en sus poemas, sino también su pintura. Un poeta enorme, sí, y un pintor genial, sin duda.
miguelamunozpalos@prodigy.net.mx

“COMO VIVE EL LABRADOR” POR SATURNINO ANDRES


https://lasmerindadesenlamemoria.wordpress.com/2015/09/02/como-vive-el-labrador-por-saturnino-andres/



Hemos tenido la grandísima suerte de que un amigo ha recuperado y nos ha enviado un librillo de 11 páginas editado en Villarcayo por José María Lorenzo, Una interesante lectura y nos emociona poder compartir este documento que nos permite conocer un poco más la época republicana en nuestro entorno. Descubrir como en la República se estaba transformando el orden secular establecido por los privilegiados, como dice Saturnino Andrés en el prólogo una leyenda dramática y conmovedora.
En torno al primero de Mayo ya hablamos de Saturnino Andrés con la siguiente entrada:SATURNINO ANDRÉS, LABRADOR Y SINDICALISTA DE AHEDO . Sin duda, el asesinato de Saturnino, y el de muchísimos ciudadanos más, no pretendió salvar España de nadie, sino preservar los privilegios de unos pocos: la oligarquía. Hasta la República en Burgos era la gente acomodada la única representación del campo burgalés. La hegemonía de los privilegiados que trajo la guerra, como un episodio de la lucha de clases. Donde los poderosos volvieron a aplastar a los más débiles. El sindicalismo agrario era un peligro para el status quo, esa conciencia que debía de nacer y que fue truncada de la manera más cruel, quizás hubiera evitado el abandono al que han conducido estas tierras.
Una reflexión también actual frente a la patulea fascista…
Saturnino 1

¡ COMO VIVE EL LABRADOR!

LOS QUE LE ENGAÑAN-

LOS QUE LE EXPLOTAN-

LOS QUE DESPRECIAN

Por
SATURNINO ANDRES LLANERA. LABRADOR
AHEDO DE LINARES (VILLARCAYO.- BURGOS)
VILLARCAYO
Imprenta y Objetos de Escritorio de
JOSÉ MARIA LOZANO
Transcripción literal del original a partir de fotografías:
Jesús Pablo Domínguez Varona.

PRÓLOGO

Al escribir esta historia de nuestra vida, no me impulsa otro deseo más que el de hacer constar, no lo que yo haya podido hacer y que por medio de una inteligencia desarrollada o superior me permitiera explicarme con facilidad, sino lo que prácticamente hago en las mismas condiciones que vosotros.
Siento en mi interior una indignación tan profunda, que cuando mi pensamiento se detiene a examinar nuestra situación, no puedo por menos de no desespérame y sufrir. Así que si para escribir esta pequeña historia de nuestra vida pudiera expresarme como mi corazón siente, resultaría una leyenda dramática y conmovedora.
Quiero hacer constar íntegramente en este libro, todo lo que, en mi propaganda voy manifestando para ver si leyéndolo detenidamente como compañero esclavo que luchando en las mismas condiciones que vosotros por esta existencia miserable, sufro igualmente las calamidades de la vida a que estamos sometidos.
PRIMERA PARTE
LOS LABRADORES DE MI DEMARCACION
PARA TODOS UN SALUDO DE COMPAÑERISMO
LABRADOR, COMPAÑERO, PIENSA Y MEDITA TU SITUACION LAMENTABLE
Nacido entre vosotros y encontrándome en las mismas condiciones, es decir, experimentado los mismos trabajos en el pueblo de Ahedo Linares cuyo pueblo creo conoceréis los más de este partido.
Desde mi humilde casa y aprovechando un momento libre en estos meses de situación despreocupada de trabajos intensos, quiero ver si poco a poco con la ayuda de mis cortas disposiciones intelectuales, puedo preparar unas cuartillas para ponerlas a vuestra disposición con argumentos claros, que indiquen el estado de nuestra vida miserable.
Han pasado muchos años y la vida establecida del Labrador siempre igual, siempre llena de sugerencias desagradables.
Hasta la fecha son pocas las personas que por su propio amor se han ofrecido a representar al Labrador desinteresadamente para sacarle de sus apuros y si alguna ha habido sin ofrecer ninguna organización práctica.
En la actualidad no existe más que una sola representación, la cual, compuesta exclusivamente por personas acomodadas, (que están muy lejos de conocer nuestras necesidades) por más que se hayan esforzado en considerar el aspecto de nuestra situación superficialmente, nada podremos esperar de sus resoluciones: además que son inspiradores de negocios particulares.
Muchos habrán adornado estos señores sus palabras, sus ofrecimientos con argumentos conmovedores, pero bien se yo que de su expresión a su consideración hay mucho.
Ninguno más apropósito para la lucha tan necesaria que debemos de entablar bajo una representación legal y autorizada ni en mejores condiciones que aquella persona que conozca nuestras necesidades prácticamente; por que no es lo mismo compañeros, pasar en automóvil recorriendo con una rápida velocidad y con la vista observadora los páramos extensos de nuestros pueblos.., como tampoco se puede considerar nuestro trabajo al de muchos obreros que bajo la cubierta de su departamento trabaja las ocho horas reglamentarias, y mucho menos al de los dependientes que detrás de un mostrador bien acondicionado están despachando con gran facilidad las existencias de sus depósitos. Nuestra vida es algo más triste, más desconsoladora, pues solo con mirar detenidamente el aspecto personal de los que la componemos se comprueba sin dificultad el estado esclavo de nuestra situación.
Nadie más apropósito para escribir las vicisitudes de nuestra vida que aquél que por su propia necesidad las conoce prácticamente. No tendrá facilidad ni inteligencia para exponer los argumentos necesarios en tan buenas condiciones como esos señores, que han estudiado, pero los que expongan es como si dijéramos nacen de su interior propio. Por eso, compañeros, si algún día no lejano naciera entre nosotros esa persona decidida que debiera de representarnos, que nos diera facilidades para salir rápidamente de este atolladero álgico y lamentable, sin temor a ninguna injusticia, debemos de acompañarle con entusiasmo fervoroso.
Este ha se ser el que por sus propios conocimientos y el que por haber experimentado las necesidades que todos sufrimos pueda defendernos mejor y desinteresadamente.
Esto que acabo de manifestaros es muy importante. Buscar una persona íntegra que conozca nuestras necesidades completas; es lo más práctico y acertado que puede existir. Guiado por sus conocimientos prácticos, reconocerá mejor el extremo de nuestras necesidades y su solución.
Vemos, o mejor dicho oímos, que la evolución de la vida camina con extraordinaria velocidad hacia el progreso de todos sus órdenes; pues bien, el destino más insignificante de la vida disfruta de esos adelantos científicos de la naturaleza que tanto ilustran y satisfacen los espíritus. Como si a nosotros no nos conmoviera lo bello y como si no fuéramos dignos de disfrutar de esas maravillas, se nos tiene por medio de los topes económicos de la situación, sumidos en la ignorancia más crasa y lamentable. No se dan cuenta que el labrador merece por el trabajo que desempeña ser considerado por ser el productor de los artículos mas indispensables para la vida, pues sin éstos, solo lo que acabo de manifestar mas extraordinario sería nulo. Y en vez de considéranos y demostrar siquiera algo de agradecimiento, nos ultrajan y nos desprecian; y, para más decir, nos tienen sitiados hasta por el extremo de la necesidad.
Hasta que el labrador no sacudamos nuestra melena como león furioso, y hasta que no echemos de sí ese envilecimiento que nos priva, no cambiará nuestra situación. ¡Parece mentira que no nos demos cuenta que tenemos a nuestra disposición los mayores recursos para la lucha!. Desengañarse y pensar que otros partidos con menos décima parte de recursos han conseguido mejoras extraordinarias.
Este ritmo desolador de nuestra vida que nos guía cada día por peores corrientes, es el que nos arrebata hasta la salud propia de nuestros cuerpos mártires. Este es, el que manipulado por elementos explotadores, nos conducen corderillos a los abismos y miserias más deplorables. Algunos comerciantes egoístas que se aprovechan de nuestra ignorancia, falta de nuestra funesta desunión, arruinándonos e impidiendo además el desarrollo económico de la vida. Estos son los que impiden, los que obstaculizan el precio de nuestros géneros, los que se aprovechan de las utilidades más beneficiosas.
Si estos señores desaparecieran (incluso también a los comisionistas, y me refiero exclusivamente a los comerciantes que se aprovechan de nuestro lucro, tales como Almacenistas de patatas. Abonos minerales y de trigos por ser estos precisamente los que nos perjudican) nuestra situación mejoraría ampliamente, y el precio de nuestros géneros sería para el consumidor directo más reducido, porque estos señores, no solamente se conforman con explotarnos a nosotros, pues explotan también a los demás.
Para hacer desaparecer a estos señores, queridos compañeros, es indispensable una buena organización. Sin necesidad de mezclarnos en política y solo con una buena representación compuesta por elementos de nuestra clase, podremos adquirir grandes mejoras, haciendo desaparecer a todos estos especuladores que nos explotan.
Como iniciador va a ser esto para mí un momento de gran responsabilidad y trabajo, pero todo se resolverá en condiciones, siempre y cuando que vosotros compañeros, no me pongáis obstáculos aunque solo sean insignificantes, que solo servirían para desanimar mi espíritu.
¡Compañero! Despierta de ese estado letárgico y embrutecido y levanta tu mano encallecida hacia el horizonte como señal de marcha. Piensa que hasta el mismo Gobierno y otros nos acompañarán a restablecer nuestra situación.
Esta primera parte es la que he expuesto, la que manifestando en mi propaganda ante presencia de pequeñas manifestaciones que he podido preparar por esos pueblos en mi lucha incansable. Esta es la que yo íntegramente he podido preparar a duras penas sin abandonar mi destino honrado, esforzando mi inteligencia poco desarrollada.

La segunda parte de mi propaganda, es la que se refiere al discurso no menos importante, pues por él justifico la escasa representación personal que tenemos.
En ninguna parte se nos escucha y siempre se nos atiende con desprecio como si fuéramos seres inferiores.
Cualquier asunto que tengas que resolver, si es un poco importante, procura llevar a tu lado alguna persona que desempeñe otro destino, pues de lo contrario te encontrarás con dificultad para resolver tus planes.
¿Y hay derecho a este desprecio, a esta impúdica desigualdad de consideraciones?
Pues siendo que nuestro destino es importante por lo que produce ¿no merecemos otro trato más respetuoso?
Compañeros, yo reconozco que podemos prescindir de la contestación que estas dos preguntas interesantes merecen por el motivo que justifican más que claramente el derecho que nos corresponde.
SEGUNDA PARTE
DISCURSO
¡Compañeros!: Las circunstancias trágicas por las que atravesamos nos obligan a unirnos. Es tan grande el abuso, la iniquidad que estamos sufriendo que todo el mundo nos desprecia, nos abaten y nos escupen como si fuéramos seres inferiores, seres indeseables.
Nuestro nombre de campesinos no representa nada. El destino más significante de la vida, el destino de menos consideración, está admitido en el ámbito de las sociedades, con más consideración que el nuestro, siendo que el nuestro es el principal, es el que sostiene la existencia de todas las Sociedades representadas y, en una palabra, es el que sostiene a la humanidad.
Luego ¿qué hacer para que nuestra voz apagada por las esclavitudes del trabajo, en el interior de todas las Sociedades representadas?
¿Qué hacer para que nuestros intereses se consideren y se aprecien por su justo valor, dando particularmente su elevado mérito a todos los que trabajamos en este oficio esclavo?
¡Compañeros!, fácilmente lo conseguiremos, pues es tan grande la razón que nos acompaña, que solo con una mediocre representación, animada y decidida que dirija nuestros destinos abandonados, lo conseguiremos; y digo mediocre, porque si ha de ser representación legal conocedora de nuestras necesidades, tiene que ser evidentemente una representación exclusivamente campesina y desinteresada la que luche, y ésta, yo juzgo que no se encontrará en nuestra clase con aptitudes sobradamente elevadas. La encontraríamos desde luego en otras esferas si recurriésemos a personas de otra categoría, a personas de estudio; pero esto sería vender traidoramente nuestros intereses a dirigentes explotadores y no adelantaríamos nada.
Para considerar lo que se sufre y lo que se merece hace falta primero sufrirlo, hace falta pasar como nosotros día tras día y hora tras hora, luchando con todas las evidencias: en el verano con los calores sofocantes y en el invierno con los fríos más excesivos. Nada más que darse cuenta de nuestro cutis, de nuestro aspecto personal, queda demostrado claramente la tortura de nuestra vida esclava.
Y como dije anteriormente, con una representación nuestra, exclusivamente nuestra, que trabaje desinteresadamente por los campos de nuestra vida y con la unión de todos, se conseguirá rápidamente mejora de nuestra situación y esto sin recurrir a ninguna clase política traidora.
Tenéis que daros cuenta que todos los gremios están asociados y que ellos van consiguiendo, con muchísimos menos medios que nosotros, cosas hasta exigentes.
Tenemos en primer lugar los obreros, no tienen más recursos que el paro y por medio de él van consiguiendo lo que piden; aumento de jornal, disminución de horas de trabajo y consideración personal. Siguen además otras sociedades constituidas con muchísima menos fuerza, por ejemplo: tenemos hoy en España sociedades diversas de muy distinta clase; pues para que os deis cuenta hay sociedades ¡hasta de camareros!. Vosotros podéis considerar la importancia que ésta pueda tener, pero yo se que en algunas ocasiones han conseguido con su unión triunfos inmejorables.
¡Compañeros! La sociedad es el único medio implacable, es la única defensa natural y más fuerte que existe en la vida del hombre, sin ella nada se consigue. La nuestra puede ser la más fuerte de España por su naturaleza y a la que temblarán todos los demás partidos. Nosotros no necesitamos tener representantes en el Parlamento para conseguir mejoras, solo defendiéndonos en nuestro interior las conseguiremos.
Si el Ser Supremo arrojaría sobre mi en estos momentos comprometidos una lluvia de inteligencia que me permitiera demostrar con elocuencia las vicisitudes de nuestra vida a todas las representaciones de España ¡ah! Entonces yo respondo que se compadecerían de nuestro estado miserable.
Ellos no conocen ni consideran lo que se trabaja ni lo que se sufre cuando al lado de nuestra yunta caminamos sin cesar al descubierto, por los campos de nuestra vida en días crudísimos, en días terribles, en días que hasta los mismos animales que nos acompañan tiemblan cuando pesa sobre su piel áspera las gotas de granizo que caen rápidamente, haciendo a la vez en nuestras manos encallecidas hoyos de dolor y de tristeza.
Ellos no conocen ni han experimentado en su vida el más mínimo exceso de calor y nuestros cuerpos, en cambio, tienen que aguantar horas interminables al lado de ese fuego abrasador, cuando en los días de la recolección, días larguísimos, días del mes de Julio, vamos a recoger el producto de nuestro trabajo.
Y ahora pregunto yo: ¿quién es el que más disfruta de nuestros productos?
Esto es lo triste, compañeros, mi voz tiembla de cólera al tener que reconocer y justificar esta pregunta interesante. Si, tiembla de cólera porque estoy viendo que todos nuestros mejores artículos van a parar a disposición de todos los demás destinos que con satisfacción grande esperan la hora de su llegada.
Ellos disfrutan del mejor pan, de las mejores carnes, en fin, todos los mejores artículos para ellos, y en nuestras casas, triste es decirlo, no queda después de puestos en condiciones para su consumo más que el recuerdo de todo y el recuerdo de todas las calamidades y gotas amargas de sudor que costó su preparación.
¿Y por qué inconveniente no podemos disponer nosotros de esos artículos especiales siendo que precisamente los elaboramos nosotros?.
Pues no podemos disponer de ellos, sencillamente, porque la situación de cada casa es tan pobre, que se consideran tan pobres nuestros artículos que el importe total de lo recolectado se eleva a una cifra tan insignificante por sus precios bajos que no alcanza ni para cubrir las necesidades más urgentes de una casa y en esto depende que no podamos ni vestir en condiciones ni disfrutar del aliciente de la vida con la misma consideración que todos los demás destinos.
¡Compañeros! Hay que tratar de mejorar nuestra situación elevándola moral y económicamente a la altura hoy cumbre, de los destinos públicos.
Hay que buscar una solución rápida que evite de trabajar a nuestras mujeres con tanta esclavitud, pues son las únicas que en España trabajan, y cuando menos evitar que trabajen cuando se encuentran en condiciones de amargura. Compadecernos de ellas y luchar por ellas es nuestra obligación. No consentir que nadie abuse de su naturaleza débil.
Lucharemos pues con ánimos, con entusiasmos, haciendo frente a los obstáculos más grandes que se presenten, entorpeciendo o anulando esta Sociedad que os propongo tan necesaria.
Nuestra situación repito está en unas condiciones tan malas, que nadie que no la conozca prácticamente puede considerar su estado de miseria y desorientación tan extraordinarios. Lo mismo que rebaños de corderillos desperdigados, así nos encontramos. En los pueblos, lo que uno propone otro lo contradice sea conveniente o no para todos. El comerciante más ignorante se aprovecha de esta funesta desunión que le sirve de baluarte para conseguir sus opulentos planes explotadores.
Unión, unión compañeros, y de esta forma nadie abusará de nosotros. Ni el comerciante, ni el comisionista ni ninguna otra clase social. Tendrán que someterse todos a nuestras honradas disposiciones. No hay derecho a que ellos determinen el precio de nuestros géneros.
Y el que no quiera asociarse en estos momentos críticos, en estos momentos de pura necesidad, yo digo que es que no tiene raciocinio o quiere ir en contra de sus intereses. Yo le ruego que eche un paso atrás rápidamente y se retire de esta manifestación honrada de este noble auditorio anhelante de una Sociedad defensora.
Sin la Sociedad compañeros, la vida será imposible y los progresos nulos. Lector querido: Si eres Labrador y has observado detenidamente las manifestaciones de este discurso, por torpe e incomprensible que seas yo creo que te habrás dado cuenta de la situación que te acompaña.
Hay quien está conforme con éste estado deplorable de su vida ¿pero por qué? Sencillamente porque como disfruta tal vez de alguna mejor situación económica que es por mucho que sea completamente insignificante, ésta le ciega el conocimiento y le impide de ver más allá el fantástico progreso de la vida.
El egoísmo, la ignorancia, esa envidia mezquina y miserable que reina en muchos corazones es también la causa de nuestra ruina.
En nuestra clase, como lo se por experiencia, no hay situación económica envidiable. Lo mismo el que tiene más como el que tiene menos todo se reduce a lo mínimo y a lo peor que es la esclavitud. Lo que hacía falta era elevar un poco más nuestra cultura y pensar que el hombre no solo debe reducirse a producir sino a disfrutar lo que produce en mejores condiciones que ahora.
Muchas y muy distintas son las producciones de la naturaleza pero ninguna tan importante como la nuestra y ya que nosotros producimos lo más principal para la vida y con nuestros productos sostenemos a la humanidad, debemos de reclamar que también nosotros merecemos que se nos faciliten esas otras producciones más o menos indispensables.
Y lo conseguiremos compañeros, siguiendo y atendiendo con entusiasmo, confianza y perseverancia, el camino que os propongo en estas humildes páginas, que es, en definitiva, el camino de la unión verdadera.
Y para terminar, a continuación de éstas sencillas manifestaciones os presento unos versos que indican en otras concisiones más claras, la realidad de nuestra vida miserable.
Soy un labrador Señores
que me he dispuesto a escribir
las muchas calamidades
que tenemos que sufrir.
Por experiencia conozco
nuestro estado miserable
que se puede comparar
al de muchos animales.
¿No somos dignos señores
de un trato mas racional
como seres reflexivos
de la extensa humanidad?
¿O es que no desempeñamos
trabajo que lo merezca
para ser tan despreciados
por las gentes opulentas?
Trabajaremos para nosotros
y de esta forma verán
si el labrador desempeña
trabajo fundamental.
Somos los que producimos
todo lo más principal
lo que más necesitamos
para poder caminar.
El labrador que trabaje
sin tener contemplación,
para que otro lo disfrute
con gran satisfacción.
¿De qué te sirve tener
Ilusión para criar
esos corderos tan buenos
si no los puedes comer?
¿Cuántos pollos has comido
de todos los que has criado?
¿igual les has aborrecido
por comerte demasiados?
Cuanto tienes que sufrir,
cuanto tienes que penar,
para poner en condiciones
el cerdo que has de matar.
Y procura repartirle
con buena disposición
para que a tus criaturas
no les falte la ración.
Todo lo que producimos
todo los más principal
nos lo llevan a traición
sin tener humanidad
Y lo que nos corresponde
lo voy a determinar:
una tajada tocino
y un pedacito de pan
..
Y sin más extraordinarios
tienes que supeditarte
a producir el buen vino
para que otro te lo gaste.
Y no solo nos comprometen
a una vida miserable
pues también nos consideran
como ser indeseable.
De nuestro aspecto se ríen
con grande satisfacción
al vernos tan desprovistos
de pequeña ilustración.
Algún día llegará
que el labrador se levante
y empuñemos la justicia
para salir adelante.
Aprovecha la ocasión
si alguno se presentara
reclamando esta justicia
que tanto nos hace falta.
Y no mires pequeñeces
que te conducen al mal
arrastrándote al abismo
esa ignorancia fatal.
Esa envidia que tenemos
de algunas aspiraciones
solo nace de personas
de muy malos corazones.
Y hay quien por no responder
a ciertas compensaciones
trata de perjudicarse
continuando viviendo
esta vida miserable.
Compañero, compañero,
te voy a manifestar
que todos estos abusos
los podemos evitar.
Sometiéndote a la unión
a esa unión indispensable
que te ofrece un compañero
podrás salir adelante.
Piensa que para luchar
en la torrente del mundo
no hay un ser que no persiga
la unión con gran cariño.
Abogados y maestros
y obreros de todas clases
se refugian en la unión
por ser tan indispensable
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