dijous, 21 de febrer del 2019

En busca de informaciones sobre Diego Angosto Hernánez (1898-1970).

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Diego fue abuelo del marido Dominique.

À la recherche d’informations relatives à Diégo ANGOSTO HERNANDEZ (1898-1970)
De: Dominique Dutordoir d.dutordoir@wanadoo.fr
Objet: recherches personnelles sur un réfugié espagnol interné à Bordeaux
Date: 14 février 2019 à 18:55:59 UTC+1
À: Emmanuelle.dubois@rahmi.fr

Madame, 

Merci tout d’abord de votre accueil au téléphone.

Je suis donc à la recherche d’informations relatives à Diégo ANGOSTO HERNANDEZ (1898-1970), grand -père de mon conjoint.
Depuis deux ans nous avons pu avancer sur ces recherches en consultant de nombreuses sources et services d’archives, mais la période 1939-1947 reste encore pour nous inconnue.
Nous savions qu’il avait quitté l’Espagne « sur un bateau de pêche » le 5 mars 1939 et avait été interné dans un camp (ou plusieurs ?) à Bordeaux jusqu’à la libération. Mais nous ne savons pas où ni quand précisément. Aucune archive familiale n’a été conservée mais il aurait, nous dit un cousin, gardé toute sa vie un brassard « du camp ». ???
La consultation récente de son dossier nominatif à l’OFPRA - puisqu’il avait le statut de réfugié - , nous a appris qu’il était entré en France à Marseille le 9 mars 1939. Il avait quitté l’Espagne le 5 mars 39 lorsque la flotte républicaine partait en exil en Afrique, la ville de Cartagène -où il était militaire - tombant aux mains des franquistes.
Nous savons en outre, selon ses déclarations dans les années 50 (OFPRA) , qu’il a été "arrêté par les allemands et dépouillé de ses papiers ». Nous ne savons ni quand ni où.
Nous pensons qu’arrivé à Marseille, il cherchait à aller vers Pamiers où se trouvaient déjà des membres de sa belle-famille et faisons l’hypothèse qu’il a pu être « recruté » pour les CTE, GTE ou les camps TODT de Bordeaux, d’autant qu’une base de sous marin était en construction là bas et qu’il était sous-marinier. Mais il a pu temporairement être interné dans un des nombreux camps ouverts dans l’Aude, les PO, , l’Hérault … .Peut-être dans les Pyrénées atlantiques avant de « travailler » à Bordeaux et d’être hébergé dans l’un des lieux ouverts à cet effet ?
Pouvez-vous m’aider à retrouver sa « trace » à Bordeaux ou dans les camps de votre région ?
Voici les démarches que nous avons déjà faites :
- archives départementales de la Gironde. Plusieurs mails et un déplacement aux archives pour consultation des dossiers (Mérignac, fort du Hä) mais des archives tardives (42 et plus tard) et on n’a retrouvé son nom dans aucun dossier. archives relatives au camp d’internement de Mérignac-Beaudésert aux Archives de la Gironde sous les cotes 71 W 1 à 57 et 3515 W 1 à 9.
- archives de Bad Arolsen (Croix rouge). Pas de dossier à son nom
- OFPRA : il y a bien un dossier nominatif que nous avons pu consulter mais il s’agit essentiellement de courriers relatifs à son statut et sa carte de réfugié (années 50 et plus)
- Camp de Septfonds : vérification dans les listes nominatives (via Geneviève Armand- Dreyfus). Il n’y a pas été.
- courrier au camp de Gurs (pas encore de réponse). voir l’ouvrage de Jean ORTIZ « que sont devenus les républicains espagnols internés au camp de Gurs ?"
- association mémoire du camp d’Agde (pas encore de réponse)
- des courriers aux archives départementales de l’Aude, (pas encore de réponse)
- archives départementales de Marseille. Il nous faudra y aller mais peu d’espoir de retrouver sur quel bateau il est arrivé et s’il a été enregistré d’une quelconque façon.
- archives départementales de Toulouse (parce qu’il y avait fait une demande d’indemnisation au titre des victimes du nazisme en 62 je crois). l’OFPRA lui avait fourni une attestation pour ce faire mais on n’a pas retrouvé sa demande et le dossier correspondant (dommage car cela nous aurait sans doute éclairé sur son séjour en camp)
-J’ai pris contact aussi avec M.CORDOBA (association pour les républicains espagnols, lui-même réfugié espagnol), il a consulté une liste émanant des archives du conseil général de la Gironde, liste nominative de 920 "espagnols rouges" recensés en 1941 . Diégo ANGOSTO HERNANDEZ ne s’y trouverait pas mais il est arrivé en 39 et était-il classé « rouge » ?, je ne sais pas.
- contact aussi avec Peter GAIDA qui a travaillé sur les camps TODT, mais les archives de ces camps, s’il y en a, seraient en Allemagne.
- archives départementales de Foix et archives municipales de Pamiers : des documents et cartes de travail pour la période 1947-60 environ, mais rien qui évoque la période « Bordeaux"
Nous savons qu’il y aurait beaucoup de dossiers à consulter aux archives nationales de Pierrefitte, voire au service des archives de la défense car les camps en dépendaient (à Caen je crois ?) mais nous n’explorerons ces sources qu’après avoir, au mieux, exploré d’autres pistes.
Vous remerciant encore de tous les conseils et pistes que vous pourrez nous donner,
Bien cordialement