dimarts, 5 de juliol de 2016

Inauguration du square des Républicains espagnols : « Notre histoire est tellement actuelle »


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YONNE > AUXERRE 02/04/16 - 10H30



Secrétaire et cofondateur l’association Mémoire, histoire des républicains espagnole de l’Yonne, Ivan Larroy voit de similitudes entre les réfugiés de la guerre d’Espagne et ceux d’aujourd’hui. - Jérémie FULLERINGER
Secrétaire et cofondateur l’association Mémoire, histoire des républicains espagnole de l’Yonne, Ivan Larroy voit de similitudes entre les réfugiés de la guerre d’Espagne et ceux d’aujourd’hui. - Jérémie FULLERINGER
Le square des Républicains espagnols est inauguré  à Auxerre, ce samedi 2 avril, à 11 heures. Un hommage qui renvoie à la question des migrants. Des représentants de l’associationMémoire, histoire des républicains espagnole de l’Yonnetémoignent.
Des hommes, des femmes, des enfants fuyant la guerre, et cherchant à rejoindre la France. Images d’hier. D’aujourd’hui.
En décembre 2015, les premiers migrants étaient accueillis dans l’Yonne, à Saint-Bris-le-Vineux. Entre février et avril 1939, 205 réfugiés espagnols étaient hébergés à Auxerre. Un hommage à ces derniers sera rendu, aujourd’hui, à Auxerre, avec la pose de plaques commémoratives.
Une position humaine
L’association départementale Mémoire, histoire des républicains espagnole de l’Yonne est à l’origine de cette démarche. De cette reconnaissance. Interrogé sur les liens entre le sort des réfugiés d’hier et ceux aujourd’hui, son secrétaire et cofondateur, Ivan Larroy, ne se dérobe pas : « Quand on voit certaines réactions suscitées par l’arrivée d’une cinquantaine de personnes à Saint-Bris-Le Vineux, c’est scandaleux. Il faudrait rappeler que l’Yonne, en 1939, a accueilli en deux jours, plus de 1.500 réfugiés espagnols ! On dit que les temps ont changé, mais je ne suis pas sûr que c’était plus facile de les recevoir en 1939 qu’aujourd’hui. »
L’association revendique « une position humaine » sur la question. Son président Manuel Sanz valide : « La condition d’exilé est quelque chose de très difficile. Mes parents ont vécu cet exil. Prendre la décision de quitter son pays, ça doit arracher les tripes. Je suis outré par certaines réactions vis-à-vis ces réfugiés, qu’on appelle désormais migrants. »
Ivan Larroy renchérit : « Les réfugiés ne viennent pas en Europe par plaisir. C’est le plus souvent pour échapper à la guerre, comme en Syrie ou en Irak. »
« Il faut que ce passé soit connu »
Mais au jeu des comparaisons des époques, le secrétaire de l’association icaunaise remonterait plus loin dans l’histoire : « Ce n’est que mon impression, mais la situation actuelle me rappelle davantage le début des années 30, avec la montée des populismes. »
Et de conclure : « Il faut que le passé des Républicains espagnols soit connu. Notre histoire est tellement actuelle. » 
Rendez-vous. Aujourd’hui, 11 heures, à Auxerre. Le square Soufflot sera baptisé le Square des Républicains espagnols.
Nicolas Ruiznicolas.ruiz@centrefrance.com